Comprendre la démarche scientifique

En observant son environnement, le scientifique est amené à se poser des questions auxquels il essaie d’apporter des explications. Pour cela, il suit une démarche scientifique.

Publié le 25/10/2013

Formuler un problème scientifique ou une question, qui découlent d’un phénomène observé.

En 1771, le médecin italien Luigi Galvani remarque qu’une grenouille posée sur une table recouverte de laiton tressaillit au contact d’un instrument en acier. Intrigué par cette observation, le physicien italien Alessandro Volta décide de rechercher une explication.

Émettre une hypothèse, c’est-à-dire proposer une explication possible.

Volta pense que c’est un courant électrique qui agite les muscles de la grenouille et que celui-ci naît du contact entre deux métaux différents reliés par un milieu humide et conducteur (ici, les muscles de la grenouille).

Tester l’hypothèse :

  • Imaginer une expérience par exemple, dont les résultats permettront de savoir si l’hypothèse est correcte ou non.
  • Réaliser l’expérience.

En 1800, Volta décide, pour vérifier son hypothèse, de construire un empilement de rondelles de cuivre et de zinc avec, entre chacune d’elles, des morceaux de tissus imprégnés d’eau salée. La colonne, une fois terminée, comporte une vingtaine de couples de métaux.

  • Observer, recueillir les résultats expérimentaux.

En touchant les deux extrémités de l’appareil, Volta constate qu’on reçoit un petit choc semblable à ceux reçus des objets électrisés. Quelques mois plus tard, des chimistes britanniques parviennent à décomposer l’eau grâce au courant électrique libéré par la pile de Volta. C’est la première électrolyse.

Conclure en indiquant si les observations, les résultats expérimentaux valident ou non l’hypothèse proposée. Si l’hypothèse s’avère fausse, le scientifique propose une nouvelle hypothèse qu’il mettra aussi à l’épreuve jusqu’à ce qu’il trouve une réponse satisfaisante à la question qu’il se pose.

Ce n’est pas l’électricité animale qui agite les muscles de la grenouille comme le pensait Galvani, mais le courant électrique dû au contact entre des métaux différents.

C’est ainsi qu’est né le premier générateur de tension. Il est rapidement nommé « pile » (du latin « pila » qui signifie colonne). Depuis, la pile n’a cessé d’être perfectionnée, grâce notamment à Leclanché qui a réalisé l’ancêtre de nos piles salines actuelles.